
Selon la Commission Scientifique Internationale consacrée à l'étude de la DCF, la dysplasie coxo-fémorale se définit comme "un trouble du développement de la hanche engendrant une instabilité de l'articulation".
Cette affection, dont l'étiologie comporte une composante héréditaire, se caractérise par une malformation de l'articulation de la hanche pouvant aller jusqu'à occasionner une extrême invalidité et des douleurs importantes.
La DCF affecte toutes les races de chiens, épagneuls bretons compris, mais se rencontre préférentiellement chez les races de grande taille.
La dysplasie coxo-fémorale ne s'exprime pas toujours cliniquement, et la gravité des symptômes observés ne correspond pas forcément au degré mesuré de DCF.
Chez le chiot de moins de 6 mois on observe généralement des troubles de la démarche et du comportement qui ne s'accompagne pas forcément de douleurs : difficulté à gravir les escaliers, difficulté ou réticence à se lever, refus de l'exercice physique.
A partir de 6 mois peut survenir une boîterie douloureuse liée à l'usure du cartilage de l'articulation et une invalidité progressive. Des luxations de la hanche peuvent être observées dans les cas les plus graves.
Elle est composée des éléments suivants :
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2 - La hanche dysplasiqueLa DCF peut affecter les pièces osseuses et les moyens d'union passifs de l'articulation : |
La laxité de la hanche peut être plus ou moins compensée par l'action des muscles et certains chiens musclés présenteront moins de signes cliniques qu'attendu. Malgré tout, il est des cas où l'articulation présente un tel degré de laxité qu'elle ne peut être stabilisée.
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Hanche non dysplasique : congruence parfaite |
Hanche dysplasique : acétabulum évasé |
Actuellement les spécialistes s'accordent à considérer la DCF comme une pathologie d'origine génétique au mode de transmission complexe.
De manière schématique, il a toutefois été démontré que l'accouplement de sujets non dysplasiques engendre beaucoup moins de chiens dysplasiques que lorsque l'un et/ou l'autre des parents est porteur de l'affection.
L'expression de la DCF peut être aussi gouvernée par des facteurs acquis dont :
Le diagnostic de la DCF s'opère par recherche d'une laxité coxo-fémorale au cours d'un examen clinique et par méthode radiographique.
L'examen clinique comprend une phase de palpation et d'appréciation du volume musculaire ainsi que la recherche d'une laxité lors de mouvements de flexion, d'extension et d'abduction (ex. recherche du signe d'Ortolani).
En cas de suspicion de DCF, l'examen radiographique s'impose. Cette méthode, également utilisée dans le dépistage systématique, consiste à radiographier selon un protocole rigoureux un chien préalablement anesthésié .
En l'absence actuelle de tests basés sur des marqueurs génétiques, le dépistage de la DCF ne peut s'opérer que par examen radiographique. L'observation de la démarche du sujet et l''examen clinique ne sont en effet pas suffisants car certains chiens atteints ne présentent aucun signe clinique.
L'examen radiographique s'opère chez des individus agés de 12 mois (18 mois pour les grandes races), les conditions d'examen étant parfaitement standardisées et l'interprétation des clichés réalisée par un lecteur officiel.
Au final, le degré de dysplasie est codifié comme suit :
| A | Absence de dysplasie |
| B | Etat sensiblement normal |
| C | Dysplasie légère |
| D | Dysplasie moyenne |
| E | Dysplasie grave |
La décision de traitement repose sur la gravité des symptômes présentés par le chien, sachant qu'il n'existe pas de proportionalité stricte entre ceux-ci et le degré de dysplasie déterminé radiologiquement.
Le traitement vise d'une part à lutter contre la douleur articulaire et d'autre part à réduire le risque de luxation. En cas de nécessité de traitement chirurgical, la triple ostéotomie pelvienne et la symphysiodèse pubienne permettent de limiter le risque d'arthrose chez le chien en phase de croissance. Chez le chien adulte, le recours à une prothèse totale de hanche donne de bons résultats en permettant à l'articulation de recouvrer une bonne fonctionnalité.
Le CEB s'est engagé depuis des années dans une politique de réduction d'occurrence de la DCF chez l'épagneul breton.
A cet effet et dans le but d'aider les éleveurs et les acquéreurs potentiels, le CEB a adopté une grille de cotation des géniteurs prenant en compte leur degré de dysplasie. L'obtention de certains niveaux de cotation est subordonné à des exigences particulières en matière de dépistage de la DCF.